Législatives sur Le Tampon : certains délégués de Tak ont fait pression 

Scandale

Législatives sur Le Tampon : certains délégués de Tak ont fait pression

Les années passent mais les pressions électorales sur Le Tampon n’ont pas changé. Pour s’en convaincre il suffit de relater une anecdote entre un délégué de TAK et une personne chargée du suivi d’une personne âgée le dimanche 18 juin.

Il était plus que sûr depuis quelque temps déjà que Jacquet Hoarau allait perdre les législatives dans la 3ème circonscription. Il suffisait d’être dans certaines réunions de café pour s’en rendre compte tant les adjoints d’André Thien Ah Koon avaient du mal à en découdre avec ceux qui s’étaient déplacés pour les écouter et qui surtout ne manquaient pas une occasion pour leur faire comprendre qu’ils n’étaient plus des béni-oui-oui.

Cette situation présageait donc le pire du moins pour tout politique censé. Ainsi il était de l’intérêt du camp adverse de Nathalie Bassire de repérer sur les listes électorales toutes les personnes n’ayant pas voté et d’y envoyer un émissaire pour les convaincre de voter en faveur de Jacquet Hoarau.

C’est ce que d’aucuns se sont empressés de faire notamment sur Le Trois Mares ou l’un d’eux, zélé, s’était rendu chez une personne âgée, Monsieur X par ailleurs suivi par l’Udaf, pour l’inciter à voter en faveur de son candidat.

Malheureusement, cette personne étant très bien suivie par des aides à domicile ne pouvait avoir ses papiers sur lui de peur qu’il ne les perde.

Devant l’absence de sa pièce d’identité, le délégué de quartier par des moyens détournés réussit à avoir le numéro de Madame Y, prestataire de M. X, auprès d’une tierce personne en conflit avec cette dernière.

Celle-ci lui répond et se voit sommer de ramener immédiatement les papiers de Monsieur X afin qu’il puisse voter.

Mme Y s’y refuse du fait que le délégué de quartier n’est pas diligenté par l’Udaf. Devant le refus de cette dernière celui-ci alerte une autre personne proche du camp TAK.

Cette personne qui ne se présentera jamais fait pression sur Mme Y pour que celle-ci donne la carte d’identité à M. X afin qu’il aille voter en faveur de M. Jacquet Hoarau accompagner du délégué de quartier.

Mme Y s’y refuse et demande l’identité de la personne au bout du fil pour signaler ses agissements auprès des autorités compétentes. Craignant d’être compromise l’interlocutrice raccroche immédiatement.

Entre temps, le délégué de quartier avec la tierce personne vont à la gendarmerie pour porter plainte contre Mme Y.

Les gendarmes l’appellent alors et lui demandent si elle peut passer à la gendarmerie. N’ayant rien à se reprocher, elle se rend à la brigade tout en sachant d’ores et déjà que le délégué de quartier de TAK ainsi que la tierce personne contre laquelle elle bénéficie d’une ordonnance de protection sont à l’origine de la plainte.

Les gendarmes l’interrogent sur la situation et prennent acte que Mme Y est nommée par l’Udaf et habilitée à protéger la personne âgée, fort influençable, que le délégué de quartier et la tierce personne n’ont pas manqué de ramener avec eux à la gendarmerie pour que le vieil homme donne leurs versions des faits.

Mme Y présente donc ses missions aux assermentés et explique qu’elle ne voit aucun inconvénient à ce que M. X vote mais à la seule condition qu’elle le prenne en charge comme le prévoit l’Udaf.

Les gendarmes trouvent cette solution tout à fait normale et devant le délégué qui interpelle M. X pour qu’il vienne avec lui, les gendarmes lui signalent que c’est Mme Y qui a autorité pour accompagner M. X dans le bureau de vote que le délégué croyait être sur Le Trois Mares mais qui finalement se trouvait être sur le 19ème où Mme Y l’y a emmené après s’être renseignée sur Le Trois Mares.

Mécontent de cette situation le délégué de TAK menace alors Mme Y en lui disant « Ma trouve à ou au tournant ».

Certes, ni Jacquet Hoarau, ni André Thien Ah Koon ne peuvent être accusés d’être à la tête de cette mascarade mais toujours est-il que cette situation où des délégués de quartier se croient tout permis « parce que…. » est bien le reflet d’une politique d’un autre âge qui ne peut que leur faire ombrage.

Mais heureusement aussi, que nous sommes encore dans un pays démocratique et que les urnes sous l'autorité des représentants de l'Etat peuvent librement s'exprimer, car au sortir de cette affaire malgré les pressions sur cette prestataire, les agissements de ces délégués ont été sanctionnés par la victoire de Nathalie Bassire.

le 19/06/2017 à 15h37min19s

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