Business France dans le collimateur de la justice : rien ne va plus pour la ministre du Travail 

Scandale

Business France dans le collimateur de la justice : rien ne va plus pour la ministre du Travail

Lorsque le 6 janvier 2016, dans l’hôtel The Linq de Las Vegas Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, s’affiche tout sourire avec Muriel Pénicaud, directrice générale de Business France, un établissement public chargé de la promotion des entreprises françaises à l’international ainsi que de Pierre Gattaz, patron du Medef, personne ne s’imagine alors que la justice allait s’en mêler.

En effet, suite aux premières révélations du Canard enchaîné, il apparaît que cette petite sauterie baptisée French Tech Night dans le cadre du Consumer Electronic Show (CES) consacré à l’innovation technologique a été financé sans appel d’offre et au seul profit du groupe de communication Havas.

Or, cette manifestation a été financée à hauteur de 289 000 € après renégociation au seul profit d’Havas et à hauteur de 45 000 € HT pour les frais d’hôtel. Normalement à partir de 207 000 € une procédure d’appel d’offre aurait dû se mettre en place.

Dans la presse nationale notamment Libération, il apparaît que l’actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a dirigé pendant trois ans Business France et que celle-ci n’aurait pas tenu compte des diverses alertes qui lui auraient été faites par des audits et ses conseils et que cette dernière aurait continuer de valider certaines dépenses.

Malgré le fait de vouloir se dédouaner des griefs que reprocherait la justice à Business France et Havas, notamment « délit de favoritisme, complicité et recel » faits pour lesquels une enquête a été ouverte par le parquet de Paris, un mail met en cause Muriel Pénicaud.

En effet, le JDD a publié un fac-similé d’un mail daté du 1 décembre 2015 où la directrice de la communication de Business France alerte que « Muriel, briefée par nos soins, ne fait rien. Donc elle gérera aussi quand la cour des comptes demandera des comptes à BF, ce ne sera pas faute d’avoir dit et redit ».

Ainsi cette dernière, pourrait être directement inquiétée par la justice et voir son poste de ministre menacé.

le 02/07/2017 à 10h55min05s

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