Le Sud sauvage… très sauvage 

Sud sauvage

Le Sud sauvage… très sauvage

Pour qui ne saurait définir le Sud sauvage, la visite de « la fête du Vacoa », notamment certains stands de la vannerie, ne manquera pas de donner à savoir ce qu’est la sauvagerie. Petit tour d’horizon d’un petit incident qui en dit long sur la mentalité de certaines régions.

Nous n’avions jamais vu « la fête du vacoa » et l’occasion nous était donnée lundi d’y faire un tour.

Et comme il n’ait plus sûr moyen de découvrir la face cachée de cette festivité, c’est sous couvert d’anonymat, pantalon classique, chaussure de ville, chemise sobre, que nous visitâmes chaque recoin de ce très concentré parc d’attraction qui a lieu toutes les années à Saint-Philippe.

Malgré l’exiguïté des lieux qui d’après nos témoignages s’était encore réduite comparé à l’année dernière, nous tombâmes quand même sous le charme des stands de vannerie ce qui nous amenâmes à solliciter la permission de prendre quelques photos de ces œuvres d’art naissant des mains habiles de ceux-là mêmes tenant ce genre de stand.

C’est bien avec plaisir qu’on nous l’autorisa, nous invitant même à prendre des photos de tout ce que nous voulions pour l’envoyer à des tierces personnes pour qu’elles se fassent une idée du génie et de la beauté qui s’y tissassent.

Pour faire simple c’est avec notre GSM que nous primes donc ces clichés après que nous eûmes informé que nous repasserions mercredi avec d’autres personnes.

Mercredi, soit ce jour, vétu d’un pantacourt kaki, savate deux doigts, tee-shirt, nous revînmes sur les lieux et nous nous décidâmes de reprendre, à l’extérieur du stand visité lundi, une ou deux photos avec un autre GSM plus performant ne serait-ce en pixel.

Mal nous en a pris, car, sur ce même stand, voilà que la personne même qui nous avait donné l’autorisation de prendre des photos nous interpelle et nous demande agacée « Monsieur, lundi, vous n’aviez pas assez pris de photos ».

Nous lui expliquons alors que lundi notre appareil n’était pas des plus performants et que nous lui avions expliqué que nous allions repasser avec d’autres personnes.

Qu’à cela ne tienne, l’intéressée nous dit alors de ne pas prendre de photos car elle allait « breveter » ses productions. Des productions, soit dit en passant, semblables à toutes celles des autres stands ce qui laisse peu de chance que l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) n’enregistre la demande puisque n’étant pas l’œuvre d’une personne mais bien un savoir-faire ancestral commun à toute une région si ce n’est d’un peuple.

Nous insistons auprès de cette dernière pour un seul cliché qu’elle nous refuse jusqu’à ce que nous lui disions « C’est dommage, nous voulions écrire un article dessus ».

Et miracle… c’est alors qu’elle nous autorise à prendre des clichés que cette fois-ci nous ne prendrons pas lui faisant valoir que « Non, puisque vous avez l’intention de breveter vos productions, nous nous abstiendrons ».

Il est étrange que lundi alors que nous avions eu l’autorisation de prendre des photos sans qu’aucun brevet ne soit mis en avant et que nous puissions les partager, ce jour, mercredi celui-ci apparaît en paravent. D’aucuns ont trop tendance à juger les gens sur leurs apparences et trop tendance à faire prendre des vessies pour des lanternes.

S'il est un Sud sauvage, c'est bien celui-là. Dommage !

le 08/08/2018 à 18h38min07s

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