4307  Gilets jaunes : la dictature 

Social

Gilets jaunes : la dictature

Après que le président de Région a réussi à geler le prix du carburant sur trois années à La Réunion, on pensait que le mouvement des « Gilets jaunes » allait se terminer. Rien en est sans que d’aucuns ne sachent, 6 jours après, ce que veulent réellement les « Gilets jaunes » si ce n’est au travers de certains comportements d’instaurer une dictature.

Ils voulaient la baisse du carburant pour La Réunion et l’ont obtenu du moins sur une période de trois années après que le président de Région a décidé de geler le prix de celui-ci dans le département.

Ils ont été invités à la table des discussions du préfet mais personne n’a su apporter des doléances concrètes et avisées pour mettre un terme à cette situation catastrophique pour l’économie de l’île.

Et jusqu’à ce jour le mouvement continue dans le flou le plus total et le pire c’est que sur La Ravine des Cabris, à la fin du Chemin Stéphane, d’aucuns parmi eux ont instauré un droit de passage à hauteur de 5 €.

Le mouvement n’ayant aucun représentant légitime bien que disant se structurer échappe à ses initiateurs et l’ambiance bon enfant qu’on devinait au début est en train de devenir une dictature d’individus frustrés imposant leurs lois face à celle de la République, qui par endroit en autorisant le passage de 5 voitures au bout de 5 minutes, qui de 2 voitures au bout d’une demi-heure, qui ne laissant passer que ceux qui montrent un gilet jaune sur leur tableau de bord devenu certes symbole d’un mouvement mais aussi de la pensée unique, qui en demandant un droit de passage de 5 ou 10 €, qui en demandant des faveurs aux femmes conduisant seules, qui en interdisant les travailleurs de circuler, qui en prenant les poubelles des locataires pour faire barrage et les brûler par la suite, qui en appelant à la violence, qui en menaçant les élus et notamment le président de Région, qui en contestant l’autorité du préfet lorsqu’il impose un couvre-feu justement pour lutter contre la délinquance le soir venu, qui en agressant la presse et en l’accusant de tous les maux notamment de censure, qui en exigeant que les magasins baissent leurs rideaux à midi, qui en ne déclarant pas son positionnement auprès de la préfecture…

L’angélisme du début à laisser place à une violence symbolique qui n’est pas sans rappeler à une dictature qui ne dit pas son nom et que d’aucuns sont obligés d’accepter sous peine de se voir agresser et leurs biens détruits.

Cette dictature, entretenue et cultivée par d’aucuns, irresponsables, qui ont trouvé là l’occasion de faire parler d’eux en récupérant le mouvement à des fins qu’on devine par la suite mercantiles (certains syndicats de transporteurs) et politiques (tous les partis confondus qui chient dans leur froc et qui devant l’ampleur du phénomène ne savent plus quoi dire ou proposer) est d’autant plus voyante en ce que la liberté de circuler librement, comme le prévoient nos lois, est entravée par une infime partie de la population qui faute de mieux doit faire contre mauvaise fortune bon cœur alors que l’économie se meurt, que le chômage risque du fait de cette situation de plus en plus intenable d’augmenter davantage et ce sans que d’aucuns parmi les « Gilets jaunes » n’apportent de solutions si ce n’est sur les réseaux sociaux, où tutti quanti ne manquent pas de faire des doléances délirantes comme la démission d’Emmanuel Macro ou un référendum oubliant que l’actuel chef de l’Etat, pour lequel, bon nombre d’entre eux ont voté, a été élu démocratiquement et que dès lors que celui-ci n’enfreint pas la Constitution ne saurait être destitué.

Si jusqu’à une certaine date, les « Gilets jaunes » ne pouvaient être considérés comme responsables des casses, du vandalisme et des dysfonctionnements constatés la nuit cette propension à entretenir cet idéal de chaos qu’on voit du fait d’un manque d’uniformité du mouvement et les violences proférées à l’égard de ceux qui ne les soutiennent pas ou plus du fait des efforts consentis par l’Etat et la Région, font qu’aujourd’hui, ils sont tout autant responsables des calamités économiques qui touchent l’île et ce avec la bénédiction de ceux qui les manipulent pour en tirer le plus grand profit, la plupart d’entre eux, disons-le franchement n’étant pas instruits.

le 22/11/2018 à 10h15min33s Lu 0 fois

commentaires momentanément suspendus

Commentaires