4291  Dernières propositions d'Annick Girardin contre la crise 

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Dernières propositions d'Annick Girardin contre la crise

Annick Girardin, ministre de l'Outre-mer a fait d'autres propositions pour sortir de la crise des "Gilets jaunes" à La Réunion. Voici ci-dessous son discours.

Mesdames et messieurs, Chères Réunionnaises, chers Réunionnais,

Lorsque je suis arrivée à La Réunion, j’ai souhaité me rendre immédiatement à votre contact, à être auprès de vous, parmi vous. Vous étiez 2000 à m’accueillir près de l’aéroport. Vous étiez 2000 à vouloir vous exprimer, à vouloir me dire votre ressenti, vos attentes, vos espoirs.

Et il s’est passé quelque chose d’extraordinaire.

Non pas parce qu’une ministre se mêlait à la population, écoutait chacun et affrontait les reproches. C’est mon rôle. C’est ma façon d’être. Au contact, sur le terrain, près des gens.

Non, ce qui a été extraordinaire, c’est que pendant ce moment intense, spontanément, la Marseillaise a retenti.

Cette Marseillaise a dit beaucoup.

La Marseillaise, pour les Français de tous les océans, c’est le chant de la Nation, celui de la fierté et de l’unité,

La Marseillaise, pour les Français de tous les océans, c’est le chant de la dignité et de la fraternité,

La Marseillaise, pour les Français de tous les océans, c’est le chant de la République et de ses institutions, qui sont l’expression de notre liberté.

Dès ce moment, tout était dit.

Mais il fallait dialoguer. Il fallait donner à chacun l’occasion de s’exprimer. C’est pourquoi j’ai multiplié les rencontres directes, sur le terrain, mais avec les Réunionnais, les élus, les syndicats, les chefs d’entreprises, les associations.

Toutes ces rencontres ont été précieuses pour moi et le Gouvernement, et je crois pouvoir dire que tous, qu’ils se reconnaissent ou non dans le mouvement en cours, partagent le sentiment que La Réunion traverse un moment exceptionnel de son histoire.

Les revendications exprimées sont nombreuses, aussi nombreuses que ceux qui les portent. Elles sont diverses, parfois contradictoires, mais elles ont trois traits communs :

1) toutes celles et ceux que j’ai entendus ont une réelle compréhension des enjeux de la société réunionnaises ;

2) tous se sont exprimés avec une absolue sincérité ;

3) et tous partageaient une volonté citoyenne de faire entendre leur voix dans le débat public.

Il appartient, bien sûr, au Gouvernement, à l’Etat, de répondre à ces attentes. Mais l’Etat n’inventera pas seul La Réunion de demain. Ce travail appartient d’abord aux Réunionnaises et aux Réunionnais eux‐ mêmes. Il appartient aussi à leurs élus, à tous les représentants des forces vives du territoire.

Et je trouve important que le Conseil départemental et le Conseil régional se soient exprimés par la voix de leur président.

C’est collectivement que nous devons avancer. C’est collectivement que nous devons construire un projet.

Et ce projet, quels qu’en soient la nature exacte et les contours précis, c’est en écho à cette formidable Marseillaise que nous devons le bâtir.

La Réunion de demain doit être celle de la fierté et l’unité

La société réunionnaise est un modèle du vivre‐ensemble, où la créolité, le respect des croyances de chacun et la mixité sociale sont réels. Et il faut sans cesse le rappeler : c’est une fierté pour notre République.

Mais ce modèle connaît des déséquilibres évidents. Il ne sert à rien de se voiler la face.

Ce qui est en jeu, il faut le dire.

Ce que ce mouvement social questionne, ce sont les inégalités économiques et sociales, dans une société, nous le savons tous, qui fonctionne à plusieurs vitesses.

Ce que ce mouvement social questionne, c’est le rôle des élus et plus largement de toute forme de représentation, dans un mouvement où il est même difficile de désigner des porte‐parole.

Ce que ce mouvement social questionne, c’est aussi le rôle des entreprises, perçues à la fois comme créatrices d’emploi mais aussi accusées, dans certains secteurs, d’abuser de leur position dominante.

Mais il faut aussi affirmer clairement, sans ambiguïté, ce qui n’est pas en discussion.

Ce qui n’est pas en jeu, ce sur quoi chaque Réunionnaise et chaque Réunionnais doit être ferme, intransigeant, c’est le respect de l’autre, l’esprit d’initiative, la mixité, la diversité, car ce sont les plus beaux atouts de cette île.

Ils doivent demeurer la fierté de tous. Ils sont la fierté de la France.

Ici comme ailleurs, les difficultés sociales sont le terreau de l’intolérance. Affirmez‐le avec force, les discours communautaristes et haineux n’ont pas leur place à La Réunion ! Ils sont une trahison de ce qu’est La Réunion !

De la même manière, la violence, quelle qu’en soit la forme, doit être condamnée.

Les violences urbaines qui ont causé des millions d’euros de dégâts, le racket que certains ont tenté d’imposer aux automobilistes ou aux commerçants, les attaques contre les élus, les institutions ou les journalistes, tout cela n’a pas sa place à La Réunion, tout cela n’a pas sa place dans la République.

Les services de l’Etat sont mobilisés et le resteront pour arrêter tous ceux qui sèment le chaos pour en tirer profit. Et je tiens à rendre un hommage solennel au préfet Amaury de Saint Quentin qui, dans un contexte difficile, très difficile, a démontré, s’il était besoin, qu’il est un grand serviteur de l’Etat, ainsi qu’à tous les services de sécurité, de secours, de soins, à toutes les personnes qui ont contribué à venir en aide à l’autre, à celui qui en avait besoin.

La fierté de La Réunion, c’est son identité exceptionnelle au sein de la France. C’est aussi d’être un modèle de réussite dans l’Océan indien.

Cette réussite est le fruit d’une histoire, vous me l’avez racontée. La départementalisation de 1946 répondait déjà à des revendications sur la réduction des inégalités socio‐économiques.

Elle reposait également sur un désir, jamais démenti, d’être pleinement dans la République. Les progrès furent énormes, d’un point de vue social, sanitaire et économique. Mais cette départementalisation n’a sans doute pas tenu toutes ses promesses.

Comme en métropole, la décentralisation des années 1980 a cependant permis le développement des compétences locales et la libération des énergies du territoire.

Et grâce à son dynamisme, grâce à ses entrepreneurs, grâce à un personnel administratif de qualité, La Réunion est devenue un îlot de prospérité dans les années 1990 et 2000. La croissance économique et les progrès sociaux ont été, et sont encore, des réalités concrètes.

Notre objectif doit être de conforter ce succès, de l’accentuer demain, pour qu’il bénéficie à tous. Car aujourd’hui, les inégalités économiques et sociales sont trop criantes.

La Réunion, comme chaque territoire d’outre‐mer, doit inventer son propre modèle de développement, avec ses contraintes et ses atouts. Et La Réunion n’en manque pas pour rayonner dans son bassin maritime et continuer à faire la fierté de tous.

Mais pour cela, La Réunion de demain doit être celle de la dignité et de la fraternité

Ce que j’ai ressenti au travers des échanges que j’ai pu avoir ici, c’est d’abord, un immense besoin de dignité. C’est ce qui relie tous ceux que j’ai rencontrés :

1- les jeunes que leur formation ou leur absence de formation conduit dans une impasse ;

2- l’entrepreneur en difficulté pour payer les salaires face aux cotisations sociales ;

3- l’agriculteur qui veut vivre de son travail pour nourrir son pays ;

4- le chômeur qui souhaite ardemment retrouver un emploi et se former, qu’il soit jeune ou sénior ;

5- la personne handicapée qui veut toute sa place dans le monde du travail et dans la société;

6- la mère ou le père de famille qui ne boucle pas ses fins de mois ;

7- la personnes âgée qui ne veut pas être un poids pour sa famille.

Les inégalités socioéconomiques de La Réunion ne peuvent plus être ignorées, ne peuvent plus être tolérées. Mais les Réunionnais affirment également haut et fort que l’assistanat n’est pas leur souhait.

J’ai tenu, dès mercredi, sur les sujets sociaux à rappeler ce que le Gouvernement a déjà engagé et surtout, à annoncer des mesures complémentaires. Le Département s’engage à nos côtés et je tiens à l’assurer que nous serons attentifs à ses contraintes financières. La mise en œuvre de ce plan est confiée au délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté, Olivier Noblecourt. Il reviendra d’ici un mois à La Réunion pour en assurer le suivi.

C’est pourquoi j’ai tenu, dès jeudi, à souligner les efforts entrepris pour développer l’activité, l’emploi local, et soutenir les entreprises.

Transparence sur les emplois : un compteur d’emploi mis en place

Je veux la transparence sur les emplois créés : avec les partenaires sociaux, l’Etat va mettre en place un « compteur emploi », qui sera publié régulièrement. Je demande que ce compteur soit publié pour la première fois en février.

Je veux insister ici sur l’importance du dialogue social à La Réunion, qui doit contribuer à rétablir la confiance.

Je souhaite également dire un mot des associations.

Je suis conseillère d’éducation populaire. C’est mon métier. Le monde associatif, je le connais. C’est la quatrième fois que je viens à La Réunion. J’ai rencontré à chaque fois des associations réunionnaises ; elles m’ont impressionnée par leurs initiatives, leur engagement, leur dynamisme. Elles créent un lien qui est aujourd’hui plus que jamais indispensable de renforcer, de consolider.

Mais ce tissu associatif doit être consolidé et structuré.

C’est pourquoi, une plateforme de soutien aux associations du territoire va être mise en place par le préfet. Et pour que cela aille plus vite, j’ai dégagé une enveloppe de 1,5 million d’euros en 2019 pour les associations. Et je le répète, l’Etat participera à la création de 500 emplois dans les associations de manière ciblée, avec exigence et rigueur, car j’ai bien entendu les critiques.

Le gouvernement veut également miser sur l’économie sociale et solidaire. Ce sont des viviers d’emplois et de croissance économique que nous devons soutenir. Je veux un plan de l’économie sociale et solidaire pour les outre‐mer qui bénéficiera à La Réunion :

‐ En 2019, je vais lancer un appel à projets de 2 millions d’euros pour favoriser l’émergence de projets ;

‐ Je veux doubler le nombre de micro‐crédits en 2 ans à La Réunion : c’est près de 3 500 initiatives locales que nous allons encourager. A tous ces jeunes que j’ai rencontrés qui ont des compétences et des idées et qui veulent monter leurs propres entreprises, je leur dis allez‐y ! Lancez‐vous !

La jeunesse de La Réunion, la jeunesse que j’ai rencontrée sur le terrain c’est elle aussi qui construira la Réunion de demain.

J’entends certains qui disent : « la ministre annonce des choses qui étaient déjà prêtes ». Que croyaient‐ils ? Que je me tournais les pouces depuis 18 mois et que les réponses aux besoins des territoires ne s’inventent que pendant les crises ? Que les Assises des outre‐mer et le Livre bleu qui a suivi n’étaient que des paroles en l’air ? Que le Gouvernement n’est pas à la tâche pour réduire les inégalités dans l’ensemble du territoire de la République, en particulier dans les outre‐mer ?

Bien sûr que le Gouvernement était déjà mobilisé pour répondre aux attentes des Réunionnaises et des Réunionnais ! Bien sûr que nous avions envisagé, en 2019, beaucoup pour soutenir l’activité, l’emploi, le pouvoir d’achat ou encore l’insertion sociale !

Sur toutes ces questions, je prends l’engagement d’une absolue transparence. L’ensemble des mesures annoncées feront l’objet d’un suivi public, accessible à tous, sur un site Internet dédié. Un « site transparence ». Chacun pourra suivre leur mise en œuvre.

C’est pourquoi, je souhaite également que sous trois mois, nous fassions le point sur les travaux conduits par le délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté pour nous assurer, ensemble, qu’elles sont à la hauteur des attentes.
Mais il faudra évidemment aller plus loin. Je l’ai dit et réaffirmé : je n’ai pas de tabou.

J’en viens au cœur des revendications : le pouvoir d’achat.

La question du pouvoir d’achat mérite des réponses fortes, adaptées aux enjeux propres à La Réunion, et conçues en lien avec le monde économique, les collectivités locales et les citoyens.

Nous le savons tous, la situation des outre‐mer est hors norme. Les études le montrent : l’indice des prix à la consommation (IPC) demeure structurellement plus élevé outre‐mer que dans l’hexagone. Ces écarts sont notamment déterminés par le niveau des prix des produits alimentaires (jusqu’à 40 % plus élevés) et des communications.

Et les inégalités de revenu sont bien plus importantes qu’en métropole. La vie chère ne l’est pas pour tous, tous ne sont pas égaux devant la vie chère.

Un « bouclier qualité‐prix » (BQP) est en place depuis mars 2013. En 2018, les 109 produits qui le composent coûtent 290 €. Vous le savez, ce bouclier est négocié tous les ans. La position de l’Etat est claire : je souhaite que le prix maximum de ce panier ne dépasse pas la moyenne constatée sur l’année 2018. Cela devrait correspondre à une baisse immédiate d’au moins 10%.

Certains remettent en cause la composition du panier, je demanderai aussi que les 20 produits les moins vendus soient remplacés par des produits équivalents de gamme supérieure.

Par ailleurs, j’ai, dès le mois de juin, demandé à l’Autorité de la concurrence de produire un avis sur le fonctionnement des marchés d‘importation et de distribution des produits de grande consommation outre‐mer. Cet avis sera rendu au premier trimestre 2019, nous le présenterons publiquement devant vous.

L’Autorité de la Concurrence vient aussi de rendre un avis important sur les prix des matériaux de construction à la Réunion : nous devons maintenant surveiller que ces recommandations sont mises en œuvre et qu’elles vont faire baisser les prix des matériaux. Ce sont des choses concrètes : derrière il y a le prix des logements et le montant des loyers.

La politique de la concurrence et des prix outre‐mer est une priorité nationale. Je veux qu’elle soit plus visible, plus incarnée.

Un délégué à la concurrence outre‐mer a été spécifiquement désigné au ministère de l’économie et des finances. Un correspondant aux outre‐mer a été parallèlement nommé au sein de l’Autorité de la Concurrence.

C’est la marque de l’importance que nous accordons au sujet du coût de la vie outre‐mer et à l’urgence de répondre aux attentes des ultramarins.

Dès le mois prochain, ces délégués se rendront en priorité à la Réunion, pour engager un travail de fond qui sera décliné, ensuite, au cours de l’année 2019, sur l’ensemble des territoires.

Ils auront notamment pour mission d’engager une opération vérité sur les prix des biens de consommation courante : rayon par rayon, rien ne doit passer sous le radar, et tout vous sera dit.

L’arsenal législatif est là. Les outils sont à notre main, collectivement. Mais qu’en avons‐nous fait ? De tout cela nous devons tirer le bilan, à tout cela nous devons donner un nouvel élan.

La question des prix est essentielle, mais nous avons un choix à faire :

1- Soit, nous importons tous à bas prix.

2- Soit, nous accompagnons la production locale pour que cela créé de l’emploi.

Mon choix, bien évidemment, est celui‐là. Et plus encore, la production locale, elle est faite par les Réunionnais, pour les Réunionnais.
En plus du BQP, je veux un Panier « pays» dont la composition changerait tous les mois et qui permettrait à une famille modeste de 4 personnes de préparer au moins un repas « pays» par jour.

Le Préfet lancera dès lundi la concertation avec les professionnels pour en définir les modalités opérationnelles qui privilégieront les circuits courts.

Je propose également que nous fassions une place plus grande aux citoyens dans la conception des politiques de maîtrise des prix : c’est pourquoi je propose que l’Observatoire des prix associe à ses travaux un panel de 50 Réunionnais tirés au sort parmi ceux qui se seront portés candidats au terme d’une campagne de mobilisation initiée par l’Etat dès le mois prochain. Voilà une première participation citoyenne. C’est un observatoire des prix, plus démocratique, plus transparent, qui sera ainsi en place.

Parler de la vie chère, c’est aussi parler de la fiscalité locale. Vous m’en avez tous parlé. Le Président de Région vient d’annoncer son souhait de mettre à plat la question de l’octroi de mer. C’est une bonne chose, c’est même indispensable.

Cette consultation citoyenne devra démarrer immédiatement. Je m’engage à ce que les services de l’Etat compétents, et notamment la Direction Régionale des Douanes, soient partenaires de vos réflexions.

Je pose un impératif : nous devons continuer à protéger la production locale, car sinon c’est l’activité et l’emploi qui vont souffrir. Mais je vous ai entendu, cette taxe est difficile à accepter sur certains produits, nous devons rechercher le juste taux.

Je souhaite que le travail démarre dès demain, et que sous trois mois, nous puissions définir les contours de cette réforme, attendue par tous.

C’est pourquoi La Réunion de demain doit être celle d’une démocratie vivante, dans le cadre des institutions républicaines

La défiance, voire le rejet de l’action publique, sont manifestes. Nos concitoyens affirment ne plus croire en leurs élus, ne plus croire dans l’action syndicale, ne plus croire en leur gouvernement, bref, ne plus croire en ceux qui s’investissent dans la vie publique.

La République pourtant, ne saurait fonctionner sans institutions. Les remettre en cause, c’est saper les bases sur lesquelles construire un projet de société. Celui‐ci n’émergera pas du néant.

D’abord, les citoyens doivent également croire en leurs institutions, mais pour cela, celle‐ci doivent être exemplaires. La vie démocratique suppose des institutions solides, au service de l’intérêt général, et fortes de la confiance que les citoyens placent en elles.

Tous les jours, des élus se battent sur le terrain pour leurs administrés. L’Etat les accompagne. Mais regardons les choses en face. Tout ne va pas bien dans notre fonctionnement actuel.

C’est pourquoi le Premier ministre, dans le cadre de la Conférence nationale des territoires, a décidé d’engager une réflexion pour mettre à plat la question des dotations des collectivités, de la bonne gestion de celles‐ci, mais également traiter des problématiques de délais de paiement, qui bien souvent, plombent nos entreprises.

Le contrôle de légalité est aussi questionné. Nous allons mettre en place, au sein des services de l’Etat, une cellule interministérielle dédiée aux contrôles des marchés publics et à la transparence de la dépense publique. C’est, je crois, une attente forte.

Mais il appartient aussi aux institutions d’aller chercher les citoyens.

Le taux de participation aux élections locales et nationales qui ne cesse de s’étioler fragilise notre démocratie mais n’illustre par un désintérêt pour la chose publique, la vitalité des échanges sur les radios ou sur les réseaux sociaux le démontre. La présence de la population dans cette mobilisation le prouve.

Donc allons chercher les Réunionnaises et les Réunionnais ! Associons‐les au maximum à la vie publique !

Les possibilités de consultation populaire sont à la main des élus locaux, et je les incite à faire des propositions à l’État.

Nous devons imaginer de nouvelle façon de faire partager les décisions. Je l’ai proposé pour l’Observatoire des prix, avec un tirage au sort. Nous pouvons l’imaginer dans bien d’autres domaines. La représentation démocratique est au fondement de la République.

Je souhaite également que les échanges que j’ai initiés avec les Réunionnaises et les Réunionnais se poursuivent. Des personnalités de différents horizons ont signalé en début de semaine leur disponibilité pour faire vivre cette dynamique citoyenne, poursuivre les rencontres de terrain et produire des éléments à même d’orienter les réflexions du gouvernement et des élus. Je les incite à s’engager dans cette voie, avec vous tous.

Mesdames et messieurs, Nous engageons aujourd’hui un travail de fond.

L’Etat n’est pas, loin s’en faut, le seul détenteur des réponses aux défis qui sont devant nous.

Les Réunionnaises et les Réunionnais sont exigeants. Ils ont raison de l’être.

Il nous appartient d’être à la hauteur de leurs attentes, à la hauteur de cette Marseillaise qui a retenti mercredi dernier.

La Réunion le mérite. Vous y avez droit. Vous en êtes à la fois détenteurs et responsables.

Vive La Réunion, Vive la République, Et vive la France.

le 01/12/2018 à 04h53min05s Lu 0 fois

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