61170  Qui de Macron ou de Benalla ment ? 

Scandale

Qui de Macron ou de Benalla ment ?

L’affaire Benalla prend des proportions inimaginables. Après que le conseiller de Macron a été licencié suite aux violences le 1er mai, celui-ci a révélé entretenir encore et toujours des relations avec l’Elysée.

On pensait que Le Monde avait eu raison de Benalla lorsque le journal avait révélé les violences commises par ce dernier sur des manifestants le 1er mai. Mais il n’en est rien.

Malgré sa mise à pied puis son licenciement, celui-ci avait gardé ses passeports diplomatiques lui permettant d’aller dans divers pays sans être inquiété.

Quand bien même que l’Elysée réfute l’idée qu’il puisse être un ambassadeur officiel ou officieux après que la presse ce soit étonnée de la possession de ces documents par l’intéressé, Alexandre Benalla dans une interview accordée à Médiapart témoigne du contraire.

Ainsi Benalla affirme au pur player avoir continué d’échanger via Telegram avec Emmanuel Macron et ce malgré son licenciement. Un fait que ne saurait nier l’Elysée selon Benalla du fait d’avoir gardé les preuves sur son portable ne manquant pas d’enfoncer le clou en disant que l’actuel locataire de l’Elysée est entouré de techocrates appartenant « à une famille pire que la mafia ».

Il affirme de ce fait avoir toujours rendu compte et de manière régulière au chef de l’Etat ou à d’autres membres de l’Elysée de ses faits et gestes donc de ses déplacements et de ses rencontres.

Une affaire d’Etat dans l’Etat qui montre un dysfonctionnement total au sommet qui fait que le citoyen est en droit de s’interroger pour savoir qui d’Alexandre Benalla ou d’Emmanuel Macron ment ?

Une chose est sure, jamais un quinquennat n’aura été aussi secoué qu’un cocotier en plein ouragan.

Pour mémoire :

Mercredi 18 juillet Le Monde révèle, vidéo à l’appui, qu’Alexandre Benalla, collaborateur d’Emmanuel Macron moleste le 1er mai un jeune homme place de la Contrescarpe.

Le 2 mai, Patrick Strzoda, directeur de cabinet de Macron reconnait Benalla sur la vidéo et rédige une mise-à-pied courant du 4 au 19 mai.

Vendredi 20 juillet suite à de nouvelles révélations, notamment la possession d’une vidéo par l’intéressé qu’il n’aurait pas dû avoir, l’Elysée procède à son licenciement alors que Benalla est placé en garde à vue et mis en examen pour violence en réunion, immixtion dans l’exercice d’une fonction publique, port public et sans droit d’insignes réglementés, recel de détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection, recel de violation du secret professionnel.

le 31/12/2018 à 05h46min41s Lu 0 fois

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