92342  Leucose bovine, prise d’otage et coup d’éclat 

Zoonose

Leucose bovine, prise d’otage et coup d’éclat

Depuis quelques temps déjà certains éleveurs de La Réunion crient à la leucose bovine. Une situation que semble ne pas prendre en compte l’Etat et qui a fini par une prise d’otage et un coup d’éclat sur La Plaine des Cafres.

Avant-hier, vers 19h30 trois agents de la DAAF diligentés par le procureur de la République se rendent sur l’exploitation de Georges Lauret sans qu’il ne soit, dit-il dans la presse locale, au préalable informé si ce n’est juste au moment où les gendarmes sont venus le chercher.

Bien que cette version soit loin de corroborer avec ce qu’écrit le 30/07/2014, le service de la DAAF en ces termes « le 29/07/2019, mes services se sont présentés à l’élevage des époux Lauret suite à un signalement indiquant qu’une vache malade était en souffrance à proximité de l’élevage. Mes services se sont présentés à 19h30 accompagné de la gendarmerie. Stationnés devant l’exploitation, les agents ont attendu que Mr Lauret se rende sur site. A son arrivée, Mr Laurent n’a pas souhaité que la vache soit examinée. Les agents sont rentrés dans leur véhicule et n’ont pas pu accéder au site ni à l’animal », il n’en demeure pas moins que l’éleveur ne nie pas que ses vaches soient malades puisque des cas positifs à la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR), la leucose, la chlamydiose et la fièvre Q ont bien été détectées sur son cheptel et que 10 de ses vaches sont mortes depuis le début de l’année un fait loin d’être ignoré par les services de l’Etat qui semble de son côté pointé du doigt les éleveurs.

Une information qui montre au grand jour la zoonose qui sévit sur la filière bovine de La Réunion mais qui détonne davantage par la tournure prise par cette intervention des agents de la DAAF agissant sur ordre du procureur de la République.

En effet, bien que les propriétaires des lieux et du cheptel minimisent ce qu’il s’est passé, il n’en demeure pas moins que deux agents de la DAAF ont été gardés contre leur grès ce qui pourrait s’apparenter à une prise d’otage en ce que cette action visait à retenir ces personnes contre leur volonté afin que les éleveurs concernés soient entendus, et que, les agents de la DAAF n’ont pu être libérés que sur intervention du maire de Le Tampon que le mardi vers 13h15.

Une action violente donc et disproportionnée qui va à l'encontre de l'Etat de droit dont semblent ne pas se rendre compte les éleveurs qui ont décidé de porter plainte contre les agents de la DAAF qui agissaient en tout état de cause et semble-t-il en respectant la loi puisque diligentés par le procureur de la République si l’on tient compte du témoignage du directeur de la DAAF, Philippe Simon.

Mais d’un autre côté, pour négative que soit l’action de ces éleveurs pris à la gorge et éjectés de la SICALAIT, elle aura eu, dans un premier temps, le mérite d’alerter les consommateurs de viande bovine réunionnaise sur la zoonose qui touche la production locale et qui met en danger leur propre santé et dans un deuxième temps, s’agissant des éleveurs, qui à défaut d’être entendu par l’Etat, ceux-ci pourront l’être par André Thien Ah Koon qui signe ici un sacré coup d’éclat.

le 31/07/2019 à 16h21min17s Lu 0 fois

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