92382  Les trois grands défauts d’Emmanuel Macron 

E. Macron

Les trois grands défauts d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron concentre sur sa tête tous les maux de la Nation. L’homme qui est devenu à 39 ans, le plus jeune président français ne serait-il pas finalement victime de trois grandes grâces qui sont autant de défauts admirés inconsciemment par ses détracteurs.

S’il est une chose que le commun des mortels hait c’est la beauté des autres, celle qu’il n’a pas. Qu’on soit pour ou contre, Emmanuel Macron fait partie de ces personnages qui portent en eux la beauté, si ce n’est spirituelle du moins physique. C’est un esthète bien malgré lui dont l’élégance constitue pour ceux qui n’ont pas été gâtés par la nature une gageure au point de commander à son égard des enquêtes de flagrance. Si la beauté était un crime en France, d’aucuns se seraient empressés de l’assigner devant les tribunaux pour ce premier défaut.

Mais Emmanuel Macron n’est pas seulement beau. Il est aussi intelligent. L’intelligence on le sait est un autre grand défaut de notre société moderne. Et c’est là le deuxième grand défaut d'Emmanuel Macron.

Après avoir suivi sa scolarité à La Providence, établissement catholique dont les pères fondateurs sont les jésuites ceux-là mêmes qui sont à l’origine des collèges, il poursuivra ses études au lycée Henri IV où il obtiendra son baccalauréat scientifique avec mention « Très bien ».

Même s’il échoue à l’entrée de l’Ecole normale supérieure il a toutefois été admis à hypokhâgne et khâgne autrement dit aux classes préparatoires littéraires avant d’intégrer en 1996 l’Institut d’études politiques de Paris pour en sortir diplômé en science politique en 2001. Un cursus qui ne l’a pas empêché de suivre des études en philosophie à l’université Paris-Nanterre et d’obtenir une maîtrise et un Diplôme d’études approfondies (DEA) avant qu’il n’intègre l’Ecole nationale d’administration.

Un parcours qui lui permet d’accéder au poste de l’inspection générale des finances, d’être nommé rapporteur adjoint de la commission pour la libération de la croissance française avant de démissionner de ses fonctions pour devenir banquier chez Rothschild. Ses activités dans les finances où il s’occupe de diverses transactions lui permet de devenir millionnaire.

Cela ne l’empêchera pas de s’intéresser de près à la politique car on le retrouve au sein du Mouvement des citoyens, mais aussi au sein du parti socialiste ce qui lui permettra lors de l’élection de François Hollande de devenir secrétaire général adjoint de l’Elysée même si au final il quittera par la suite le poste avant de revenir dans le gouvernement de Valls pour y être ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique avant de démissionner le 30 août 2016.

Il se présentera aux élections présidentielles en 2017 et le 7 mai de cette année, au deuxième tour il sera élu président avec 66,10 % des suffrages. Seulement âgé de 39 ans, il devient alors le plus jeune président de la République française au grand dam de tous ses adversaires et de tous les caciques du monde politique.

Au-delà d’être quelqu’un d’élégant, de beau, d’intelligent, le troisième grand défaut d’E. Macron c’est d’être riche.

Pouvait-il en être autrement. Il est le fils d’un père neurologue et responsable d’enseignement à la faculté de médecine d’Amiens et d’une mère médecin. Il n’est pas né dans les banlieues mais dans une famille aisée qui lui permettra d’avoir l’ascension qu’on lui connait et de faire fortune à la sueur de son front.

Car il va de soi, s’il bénéficie de tous les avantages liés à sa naissance comme l’aurait si bien écrit Bourdieu, on ne saurait l’accuser d’avoir fait fortune uniquement par sa filiation.

On l’a vu gravir les échelons et faire fortune au travers de ses études puis en devenant banquier.

Le problème, c’est qu’en France, le fait de cumuler ces trois grâces constitue une insulte pour ceux qui n’en sont pas pourvus. Elles le sont d’autant plus qu’en ces périodes de crises économiques voulues par l’activité humaine elle-même qui engendre son lot de misère, pour expier ses propres fautes, il convient de trouver en la personne qu’on a majoritairement élu, le bouc émissaire.

le 18/10/2019 à 16h21min15s Lu 0 fois

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