221851  Plus de 150 licenciés sportifs tamponnais à la rue, des rêves brisés 

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Plus de 150 licenciés sportifs tamponnais à la rue, des rêves brisés

L’association Baobab n’est pas n’importe quelle association sur Le Tampon. Active depuis déjà 20 ans, celle-ci n’a eu de cesse de former aux sports de combat des milliers de jeunes. Aujourd’hui elle se retrouve à la rue.

Depuis deux ans les adeptes de Muay Thai, Kick boxing, MMA, Pancrace de l’association Baobab n’en finissent plus de souffrir sur Le Tampon. Si jusqu’au 13 décembre 2019 ils pouvaient encore s’entrainer au sein de la salle Ah-Fat, chemin Dassy juste à côté du parc des Palmiers depuis cette date, ils ont été délogés sans raisons apparentes si ce n’est pour que la salle retrouve « son esprit original » d’après les mails envoyés par la mairie et reçus par Emmanuel Payet, 5 fois champion du monde de Kickboxing, entraineur de la discipline et de Muay Thaï et Fabrice Mellano lui aussi entraineur et président de l’association Baobab.

Si les adeptes y ont été délogés lors de la « trêve » leur cauchemar semble avoir quand même débuté après les résultats des élections de 2014 sur Le Tampon.

Ainsi Emmanuel Payet explique qu’à partir de cette élection l’association Baobab a commencé à se voir mettre des bâtons dans les roues.

Et c’est peu dire. En effet, souvent lorsqu’ils arrivaient devant la salle Ah-Fat, celle-ci était soit fermée, soit sans tatamis, soit avec des tables à l’intérieur.

Non content de telles actions empêchant la pratique sportive, en 2014, la mairie a retiré sans explication le ring qui s’y trouvait et qui permettait aux sportifs d’avoir un entraînement proche de la réalité des compétitions.

Qu’à cela ne tienne, l’association ne souhaitant pas faire de vague va donc investir dans un ring démontable en 10 minutes. La réponse de la mairie ne s’est pas fait attendre puisqu’il leur a été strictement interdit de monter un tel ring au sein de la salle du Dassy.

Une situation catastrophique qui ne semblait pas satisfaire ceux qui avaient ourdi dans la pénombre un tel scénario pour empêcher les adeptes des arts martiaux tamponnais et notamment ceux de l’association Baobab de réaliser leur rêve de devenir « champions ». Puisque, comme nous l’écrivons ci-dessus depuis le 13 décembre 2019 les pratiquants de l’association Baobab n’ont eu d’autre choix que d’accepter l’offre d’un cadre de la mairie et de s’entraîner soit au dojo du stade Kléber Picard, soit dans celui du lycée Pierre Lagourgue.

Une offre qui pour généreuse qu’elle soit est loin de satisfaire les besoins logistiques de l’association Baobab. En effet, il faut dire que la salle de Kleber Picard représente à peu près 40 m² de surface. Elle est tellement étroite que dernièrement sur Facebook un licencié ayant pris une photo sur le vif s’emportait de ne pouvoir s’entrainer correctement. Il faut dire que pour 40 m² les pratiquants ce jour-là, étaient plus de 40 et le calcul de l’occupation des sols par les pratiquants est très vite fait.

Tant et si bien que conscient de la situation et du danger, le coach a été obligé de couper le groupe de pratiquants en deux invitant les uns à travailler en salle en fonction de l’espace disponible et les autres à faire du physique sur l’asphalte du stade.

Une situation catastrophique pour l’une des associations sportives la plus titrée de Le Tampon car nul n’est sans ignorer sur la commune qu’Emmanuel Payet outre le fait d’être lui-même un champion, dans le cadre de l’association Baobab n’a eu de cesse avec Fabrice Mellano de forger d’autres champions comme Florent Kaouachi qui depuis que les problèmes ont commencé à la salle Ah-Fat a préféré partir selon Emmanuel Payet.

Florent Kaouachi n’est pas le seul à être parti. Depuis 2014, l’association Baobab a vu ses adhérents être divisés par 4 pour n’être plus que 150 affiliés à ce jour.

Et depuis deux ans, Emmanuel Payet déplore que suite à tous ces problèmes rencontrés, Fabrice Mellano et lui n’ont pu sortir de champion.

Un désastre pour Emmanuel Payet et Fabrice Mellano qui n’ont eu de cesse de s’investir pour faire sortir « des marmailles la cour » de la rue en leur apportant un savoir martial et tenter de canaliser tant bien que mal leur rage au travers des sports de combat et ce d’autant plus que les licenciés entre 5 et 10 ans ne paient que 10 € à l’année quand au-delà de cet âge et jusqu’à 16 ans les pratiquants ne s’acquittent que de 90 € et que ceux de plus de 16 ans n’ont à investir que 130 €.

Les choses vont-elles s’améliorer ? Rien n’est moins sûr quand on sait que les deux responsables ont demandé d’être reçus par le 1er magistrat et qu’à ce jour leur demande est restée lettre morte et on peut donc à juste titre penser que les 12 sacs de frappes mis gracieusement à la disponibilité des adhérents par l’association Baobab vont encore devoir rester aux oubliettes car il va de soi que les salles mis à la disposition des licenciés par un cadre de la mairie ne peuvent en l’état les réceptionner.

le 09/02/2020 à 14h03min27s Lu 0 fois

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