262676  SPL Sudec, le rapport peu élogieux de la Chambre Régionale des Comptes 

SPL Sudec

SPL Sudec, le rapport peu élogieux de la Chambre Régionale des Comptes

Comme nous le disions samedi, la SPL Sudec semblait commencer mal son année 2021 du fait des témoignages de certains salariés qui avaient débrayé. Se fendant en communiqué sur d’autres médias, la Casud laisse entendre que "Quelques retards dans la collecte sont actuellement en cours de réglage. En effet, une période d'adaptation est nécessaire du fait de cette reprise récente et de la mise en place de nouveaux circuits pour une meilleure offre de service".

Mais que disait le « Rapport de la Chambre Régionale des Comptes » pour l’exercice 2018 et suivant sur cette Société Publique Locale créée en novembre 2018 et détenue pour 80 % par la Casud et 20 % par le syndicat mixte de traitement des déchets des microrégions Sud et Ouest de la Réunion ILEVA.

Déjà le contribuable ne manquera pas d’apprendre que ce projet mené par la Casud avait pour « ambitions initiales la création d’un centre de tri, l’hébergement d’une recyclerie-ressourcerie ainsi que la reprise d’activités jusque-là exercées par ses actionnaires, en régie ou sous forme de marchés publics […]».

Ne passant pas par quatre chemins voilà que le compte rendu donne à savoir que « plus d’un an après sa création, il apparait que la SPL s’est éloignée de ses objectifs initiaux ». Et pour cause…

La Chambre Régionale des Compte écrit alors dans son rapport que « la création d’un centre de tri a été écartée pour des raisons techniques et de coûts ; la gestion de la recyclerie-ressourcerie, qui relève du dispositif propre aux chantiers d’insertion, s’est avérée incompatible avec l’activité économique de la société ».

La Chambre Régionale des Compte révèle alors dans sa synthèse intitulé « Rapport d’observations définitives, SPL Sudec (La Réunion) » que la structure traduisait « sur plusieurs plans un défaut d’anticipation et d’organisation en amont […] » a tel point que « la présidente du directoire, recrutée par la Casud, a été rémunérée indûment pendant un an par la communauté d’agglomération. » et ce malgré le fait que "La structure de gouvernance de la société, dotée d’un conseil de surveillance et d’un directoire, permet en principe un contrôle étroit des élus sur la gestion des activités, sous réserve d’une information satisfaisante et fréquente des instances de gouvernance."

Dès 2018, la Chambre Régionale des Comptes faisait savoir que les performances de la SPL Sudec apparaissaient « encore hypothétiques » au vu de ses dysfonctionnements constatés alors.

L’analyse de la CRC sonne aujourd’hui comme un aveu alors même que ses magistrats écrivaient en 2018 que «Focalisée sur l’objectif de viabilité économique, la société ne se présente pas pour l’heure comme un acteur susceptible d’apporter une plus-value qualitative ou innovante» en ce que dès le 1er janvier 2020 celle-ci se trouve confronter à des difficultés d’adaptation ce qui ne présage rien de bon pour l’avenir et ce d’autant plus que la CCR laissait déjà entendre que « Sans une clarification des missions, des objectifs et des moyens par ses actionnaires, l’intérêt de la SPL, alliant le service public de proximité et la conduite d’une stratégie de gestion des déchets à l’échelle du syndicat mixte, pourrait se trouver occulté par des priorités d’action dictées par la survie de la société.»

le 05/01/2021 à 11h20min21s Lu 0 fois

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