350875  L'urgence climatique, c'est pour quand ? 

Tribune libre

L'urgence climatique, c'est pour quand ?

Nous entendons parler d'urgence climatique mais quel délai y est associé ? Un mois ? Dix ans ? Deux cent ans ?

Quelles sont les solutions à mettre en œuvre ?

Cela fait 50 ans que l’on entend la même chose. 50 ans qu'on se prend des Droites, 50 ans qu'on se prend des Gauches et regardez le résultat aujourd'hui.

Pourtant depuis les années 70 les écolos alertent sur le réchauffement climatique.

"Le changement climatique ... constitue l'un des principaux défis actuels pour l'humanité.” Pape François.

Les études de WWF montrent que 68% de la biodiversité a disparu en 2020. A quel moment l'humanité va ouvrir les yeux ? Quand 75% de la biodiversité aura disparu ? 80 % ? 95 % ?

Jean-Marc Jancovici (professeur à l'École des Mines), reconnu pour l'excellence de son analyse, le répète à qui n'est pas sourd pour l'entendre : “notre climat a définitivement changé”. Si ce monde que nous connaissons est terminé, notre monde n'est pas terminé.

Quel délai avant que les conséquences fâcheuses n'arrivent ?

Le rapport Meadows établi en 1970 par des dynamiciens des systèmes du MIT (Massachusset Institut of Technology), plus connu sous le nom de "les limites à la croissance dans un monde fini" nous en donne une idée.

Leur analyse montre principalement deux courbes. On observe que les ressources diminuent, la population augmente. Un croisement annonciateur d'un effondrement s'opère entre 2020 et 2030. Un suivi montre que la réalisation est très proche de cette prévision.

"A partir du moment où notre économie est un système linéaire qui prend dans les ressources naturelles, qui transforme puis qui jette, non seulement il ne peut pas y avoir une croissance infinie et on peut prédire qu'après une phase de croissance il a un pic puis un déclin structurel" (Rapport Meadows au Club de Rome - 1972).

Notre faute collective est de ne jamais avoir envisagé la possibilité du déclin et de n'avoir aucun plan qui soit près pour ça. Pourtant l'inaction d'aujourd'hui va doubler les difficultés pour résoudre les problèmes à venir.

Ces éléments peuvent faire peur mais une bonne peur est celle qui fait réagir pour qu'on s'occupe du problème.

Il nous reste donc une dizaine d'années pour entrer en action.

Actuellement il y a des élections régionales qui vont nous engager pour six ans.

Les dirigeants de Droite et de Gauche nous proposent “un billet pour le Titanic”.

Les solutions existent pourtant: développer les initiatives locales, restaurer les écosystèmes, bâtir une économie de circuits courts avec des produits locaux, avoir une production d'énergie locale gérée par une coopérative d'habitants, produire une agriculture bio locale.

Choisir, enfin ! une politique Naturellement écologiste permettra d'anticiper les besoins de demain et faire de La Réunion une île où nous pourrons décemment vivre dans dix ans.

Bernard PADE - Génération Ecologie le 18/06/2021 à 05h26min01s Lu 0 fois

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