362668  L'art de mettre la charrue avant les boeufs au Tampon 

Tribune libre

L'art de mettre la charrue avant les boeufs au Tampon

Sur le territoire réunionnais, et plus particulièrement dans la 3ème circonscription de La Réunion, il est une ville où a été prise la fâcheuse habitude de “Fé la bou avan la pli”.

Le conseil municipal du Tampon de ce samedi 28 août 2021 en donne une nouvelle fois de tristes exemples :

- s’agissant du projet d’extension du Parc des Palmiers (affaire 2), le marché public relatif au lot
n °2 “Enrobés” est déclaré sans suite pour un motif d’intérêt général, tenant à la “nécessité de redéfinir les besoins” : en d’autres termes, la définition préalable des besoins n’a pas été correctement faite, et il faut recommencer la procédure avec un risque de retard dans la livraison
de cette opération ;

- s’agissant du projet pharaonique de Parc du Volcan dont on parle depuis au moins 2005 (affaire
3), on découvre en 2021 que les espèces indigènes et la biodiversité risquent de disparaître : la mise en place tardive d’un chantier de “lutte contre les espèces invasives et de reconquête de la biodiversité” avec 50 contrats aidés ne compensera pas ces dernières années où RIEN n’a été fait pour protéger les espèces indigènes et la biodiversité de ce site naturel ;

- s’agissant du projet d’aménagement du Belvédère de Bois-Court (affaire 4), on se décide à lancer une information et une participation du public pour recueillir l’avis de la population … après que ce site touristique exceptionnel ait été honteusement saccagé avec notamment un “trou béant” faisant de ce site remarquable une “verrue” depuis quelques années ;

- l’acquisition de vêtements de travail (affaire 7) fait l’objet d’un avenant pour augmenter le montant maximum du marché car il y aura “dans les mois qui suivent, le recrutement significatif de 167 agents supplémentaires au service Environnement” : encore une fois, un manque d’anticipation et de prévision en matière de ressources humaines explique cette définition préalable des besoins défaillante ;

- enfin, et c’est un comble, on se rend compte en 2021 que le potentiel des Tableaux Numériques
Interactifs achetés en 2018 pour les écoles n’est pas pleinement utilisé, et qu’il convient de développer le réseau numérique (affaire 11) : on a donc acheté les équipements informatiques pour plus d’un million d’euros il y a 3 ans, et on lance aujourd’hui des études qui devraient déboucher sur des travaux qui ne pourront ensuite être livrés que dans au moins 2 ans, pour un déploiement d’internet au bout de 5 ans minimum !

Par ailleurs, je m’interroge sur l’effectif de 88 salariés à la SPL PETITE ENFANCE (affaire 19) pour un total de seulement 176 enfants accueillis (soit une moyenne de 2 enfants par employé), lorsque l’on sait qu’il y a plus de 4 000 marmailles de moins de 4 ans au Tampon ...

Néanmoins, il y a au moins un point positif : afin de permettre à la commune du Tampon d’une part, et à l’association AVE2M d’autre part, de faire les meilleurs choix en cette année préélectorale dans les recrutements respectifs de 167 agents au service Environnement, et de 50 contrats PEC au sein d’un chantier d’insertion à la Plaine des Cafres, j’invite les Tamponnais(es) au chômage à envoyer rapidement leurs candidatures à ces deux employeurs.

Nathalie Bassire
Députée de La Réunion

Nathalie Bassire, députée de La Réunion le 28/08/2021 à 17h07min46s Lu 0 fois

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