385800  Route forestière 6 de Tévelave, les travaux se font attendre 

Scandale

Route forestière 6 de Tévelave, les travaux se font attendre

Dans les hauts des Avirons, sur la route forestière du Tévelave beaucoup aiment s’y promener sous les sous-bois en cette période de forte chaleur. Pour qui prend les sentiers battus coupant les routes forestières en béton, il n’y a rien d’anormal sauf que…

Par décision n°07/2019 émanant de l’office nationale des forêts, la RF6 est fermée partiellement depuis le 15 février 2018. Cette fermeture se fait « à 1 km depuis sa jonction avec la route communale (au village du Tévelave) jusqu’à la jonction avec la route forestière de Grande Terre (RF 76) » fait valoir la décision n° 07/2019.

A la lecture de cette décision il apparaît à l’article 2 que des « travaux de remise en état de la route forestière » étaient programmés par le » Conseil régional de La Réunion en 2020 ».

Au sortir de cette lecture, le randonneur peut aujourd’hui s’interroger sur la mise en place de ces travaux qui semblent tarder à venir du fait que nous approchons de la fin 2021 sans que d’aucuns ne paraissent s’alarmer de la situation.

En effet, en parcourant la portion interdite aux véhicules autres que ceux des « entreprises habilitées par le Conseil régional et l’ONF » on ne peut que constater l’état de cette portion de route forestière.

Ici et là, les raisins marrons gagnent du terrain au point d’envahir le parcours bétonné voire les cryptomerias. Et ce n’est pas la seule herbe envahissante qui s’y épanouis. Les fougères aussi s’y couchent obstruant davantage l’espace de circulation.

Plus loin dans ses pérégrinations, le randonneur sera surpris de constater des éboulis et le ruissellement d’eau sur la chaussée. Une eau qui ne date pas d’aujourd’hui de par le limon qui s’y inscrit, vert, lourd, gras et glissant.

Par endroit, le béton craquelle à flanc de falaise donnant l’impression que le sol va se dérober sous les pieds du voyageur.

Ailleurs, le chemin bétonné n’est plus qu’un simple sentier partagé d’un côté par le vide et de l’autre par les ronces et autres hautes herbes.

Un chemin qui au départ a dû couter très cher à la collectivité pour ne pas dire aux contribuables et qui aujourd’hui n’est plus qu’un énorme gâchis au milieu d’une nature luxuriante et généreuse.

D’aucuns pourraient se cacher derrière la crise du Covid pour se dédouaner d’un tel abandon mais la crise du Covid à elle seule ne saurait suffire à justifier l’état lamentable d’une telle route forestière et ce d’autant plus que les travaux annoncés sur la décision n°07/2019 et qui tardent à voir le jour ne doivent pas représenter les milliards engagés par l’interminable et pharaonique Nouvelle Route du Littoral.

le 22/11/2021 à 17h39min00s

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