440635  Les assistantes maternelles réunionnaises oubliées du Conseil départemental 

Scandale

Les assistantes maternelles réunionnaises oubliées du Conseil départemental

Largement sollicitées pendant la période de Covid pour s’occuper de pas moins de 6 enfants, les assistantes maternelles réunionnaises, contrairement à leurs collègues de métropole subissent le mépris du Conseil départemental de La Réunion.

Elles se font discrètes et pourtant sont parfois prises au dépourvu face au mutisme et au mépris des agents du Conseil départemental.

Elles, se sont des dizaines voire des centaines d’assistantes maternelles qui faute de mieux doivent se taire face à la puissance d’une collectivité qui prend au moins trois mois pour leur signer un agrément alors même que les infirmières de la Protection Maternelle et Infantile (PMI) sont passées pour contrôler que tout est en règle.

Un contrôle drastique des règles de sécurité que passent au peigne fin les professionnelles de la petite enfance de la PMI, après une fin d’agrément, un déménagement ou une première demande et qui après validation pourrait laisser envisager un suivi rapide du dossier par la dite collectivité.

Mais rien n’y fait. Malgré le travail effectué en amont par les agentes de la PMI, certaines assistantes maternelles qui pourtant ont vu leur dossier validé restent dans l’attente d’une hypothétique signature du Conseil départemental.

Une signature d’agrément qui tarde parfois à venir au point que certaines d’entre elles se voient obligées de s’inscrire auprès de Pôle emploi pour tenter de bénéficier des allocations chômage et se dédire auprès des parents qui eux de leur côté voient leur enfant désemparé faute de revoir leur « tatie ».

Pourtant malgré le délai imparti, certaines d’entre-elles peuvent prétendre à l’agrément aussitôt après la visite de la PMI et ce en passant par des élus. A La Réunion, on parle alors de « macrotage » tandis que les autres n’ayant aucune relation de ce genre doivent subir les conséquences du retard des traitements des dossiers.

Une situation ubuesque dans un département français quand on sait qu’en métropole, ce genre d’affaire est réglé comme une lettre à la poste sans qu’il soit besoin de faire appel au « macrotage » mais seulement au savoir-faire républicain des agents de l’hexagone.

Mais il est vrai que nous sommes à La Réunion et qu’en ces terres si lointaines de la France métropolitaine, il n’est point bien séant de respecter les principes républicains. Cela ferait sûrement tâche et montrerait aux Réunionnais qu’ils sont des citoyens à part entière et dès lors qu’ils en auraient conscience leur ferait échapper au pouvoir des spéculateurs, ces politiciens d’un autre temps qui croient que pour gagner, la peur, l’ignorance et la domination sont leurs principaux alliés.

A quand un changement de mentalité à La Réunion notamment au sein des collectivités publiques sensées transpirer la République et faire gagner le citoyen ?

Vu ce qu’il se passe pour les assistantes maternelles réunionnaises, les agent(e)s des départements tiers pourront encore et toujours se gausser du manque de professionnalisme de leurs corolaires réunionnais.

le 09/05/2022 à 16h01min43s

commentaires momentanément suspendus

Commentaires